mardi 28 mars 2017| 36 riverains
 

Rachida Dati en tournée électorale dans le 18e arrondissement

Rachida Dati, garde des Sceaux et ministre de la Justice, avait endossé son costume de candidate UMP aux élections européennes de juin 2009, jeudi 26 mars 2009, dans un hôtel quatre étoiles montmartrois, lors d’une rencontre avec quelques habitants du 18e arrondissement de Paris. Ambiance et reportage vidéo, au cœur d’un public conquis d’avance.

Jeudi 26 Mars 2009, au soir. Dans Paris, la circulation est fluide. Le Terrass Hôtel, lieu de la réunion, est bien situé, au pied de la Butte Montmartre, en face du cimetière éponyme. C’est là, dans le 18e arrondissement de Paris, qu’est organisée une réunion informelle entre Rachida Dati, garde des Sceaux, ministre de la Justice et candidate UMP aux élections européennes de juin 2009, et les habitants du quartier. À l’arrivée, devant l’hôtel, un bâtiment style années 30, rien de spécial, pas de service d’ordre.

19h20, accueil souriant de l’organisation. Un pianiste joue jovialement au bar, la salle est un peu plus loin, au fond à gauche. Pas grande, 80 places assises. Pour l’instant, à par dixhuitinfo.com et une équipe de la télé allemande, pas grand monde. C’est une salle sans fenêtre, tapissée de tissu bleu et rouge (manque le blanc) avec des gravures de Paris comme déco : La Tour Eiffel, les Halles.

JPEG - 38.3 ko
La réunion a été bouclée en 48h par Pierre-Yves Bournazel, élu UMP du 18e et conseillé en communication de Rachida Dati, sans annonce, juste sur le bouche à oreille.

19h30 : la réunion est censée débuter à cette heure, le public entre toujours dans la salle. La moyenne d’âge est élevée : 60 ans et plus. L’assistance est chic, bien habillée et bien chaussée. Il va falloir se serrer… Ma voisine est blonde, très gentille et « proche » des idées du pouvoir en place. Les gens ont l’air de se connaître, ils s’embrassent, c’est familial. D’ailleurs quelques parents arrivent accompagnés des leurs enfants. Un couple interracial, un seul.

19h40 : la salle est comble. Un organisateur prend le micro pour demander à l’assistance de céder leurs sièges aux femmes et aux personnes âgées. Je reste assis. Voilà le staff de l’hôtel qui traverse la foule avec un empilage de sièges supplémentaires. C’est bondé. L’organisateur revient pour les enfants : ils vont s’asseoir par terre.

JPEG - 37.8 ko
La salle est comble, 80 personnes et la moyenne d’âge du public est élevée.

20h00 : bon, Rachida Dati est en retard, c’est classique. Jamais vu une réunion avec un personnage politique qui commence à l’heure… Mais on prend soin de nous : re-annonce, « Rachida Dati sera parmi nous dans 5 minutes. » La dame à côté, qui a gardé son manteau de fourrure, soupire d’aise. La clim est un peu déficiente, il commence à faire chaud.

20H04 : petite bousculade parmi les spectateurs debout dans l’entrée de la salle : la ministre arrive, plutôt discrètement. Elle serre quelques mains, la voilà dans la salle, applaudissements. Ça ne va pas être trop dur. L’homme qui a tout organisé, Pierre Yves Bournazel, conseiller du 18e et président du groupe UMP dans l’arrondissement et conseiller en communication de la ministre, fait une petite intro. Tout a été bouclé en 48h. Sans annonce, juste sur le bouche à oreille. Visiblement, ça a marché. Rachida Dati est là, assise. Petite, elle a l’air fragile (juste l’air) et un sourire… Là, il y a du charme. On en oublie la politique. Elle est tout en noir, jean chic noir, haut de tunique noire. Des élus des 7e, 9e, 15e, 17e, 19e et 20e arrondissements, sont venus la soutenir.

JPEG - 35.9 ko
La ministre a insisté sur l’obligation qu’ont les citoyens, du 18e et d’ailleurs, de se mobiliser pour les élections européennes de juin 2009.

2Oh15 : Rachida Dati se lève et prend la parole. Là encore, pas d’effet de manche. Une voix bien placée mais pas très forte, en plus le micro n’est pas très poussé. Les gens tendent l’oreille, ce n’est pas tous les jours qu’on a, là, à trois mètre, la garde des Sceaux, candidate aux élections européennes. Et de l’Europe, on en parle, la jeune femme insiste sur l’obligation de se mobiliser : « On aura besoin de vous. » Il fait maintenant une chaleur de bête, les carnets de note distribués à l’entrée de la salle par l’hôtel servent d’éventail. Pierre Yves Bournazel tend le micro pour d’autres sujets : l’emploi et l’Europe, la surpopulation carcérale. Petite passe d’armes avec un contradicteur. Ils ne sont pas nombreux ce soir.

21h : c’est fini. Bouquet de fleurs pour Mme Dati. Elle reprend une dernière fois le micro pour nous remercier d’être venu. Ca la surprend toujours que les gens viennent. Et les questions ça lui plait : « Si quelqu’un a une question, c’est qu’il est préoccupé, et l’on doit y répondre. Si on a peur des questions difficiles, il ne faut pas faire de politique. » Applaudissements. Rachida Dati conclut en revenant sur la mobilisation de tous pour les élections européennes du 7 juin 2009. « C’est la fête des mères, ce jour là, rappelle-t-elle. Allez embrasser votre mère, et puis allez voter. » Un temps de réflexion, puis elle rajoute : « Ou l’inverse ».

Partagez cet article:


Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Les commentaires sont modérés à priori, soit avant publication sur le site. Dixhuitinfo.com ne publiera pas les contenus illicites. N'hésitez pas à déclarer tout contenu que vous jugeriez illicite à l'adresse mail redaction@dixhuitinfo.com
 
Derniers commentaires
Les plus lus
Thèmes