dimanche 17 décembre 2017| 17 riverains
 

Un bidonville se développe dans le 18e arrondissement

Les premières cabanes ont été construites début 2015 ; le bidonville s’est depuis considérablement développé.

Plusieurs centaines de personnes vivent dans un bidonville construit sur les voies ferrées de la petite ceinture, entre les portes de Clignancourt et des Poissonniers, dans le 18e arrondissement de Paris. Son évacuation est envisagée, mais les solutions d’hébergement restent à imaginer.

C’est un bidonville comme on en voit à Port-au-Prince, en Haïti, l’un des pays les plus pauvres du monde. Celui-ci étire ses baraques faites de bric et de broc dans le 18e arrondissement de Paris. Planches, bouts de plastiques et de ferraille, les cabanes ont été érigées au fil des mois sur les voies ferrées de la petite ceinture, entre les portes de Clignancourt et des Poissonniers. Elles sont parfaitement alignées. L’espace entre les voies figure la rue principale d’un quartier, où errent des chiens perdus.

Qui sont les habitants de cette cité misérable encaissée entre deux talus ? Des familles d’origine roumaine, pour la plupart. Mais pas seulement. Et qu’importe. Il faut se pincer pour croire à la réalité d’un tel dénuement à quelques encablures de la Butte Montmartre. Près de deux-cents baraques : ça doit bien faire plusieurs centaines d’habitants. Des enfants, beaucoup. Lesquels, ce jour-là, jouent à provoquer des étincelles en cognant des barres de fer contre les voies ferrées. Des femmes aussi, qui discutent entre elles sur des paliers humides aux portes bancales.

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La sécurité est précaire à l’intérieur des cabanes, comme dans tout le campement.

Des hommes qui ne veulent pas parler entrent et sortent de ce village d’un autre temps en empruntant des escaliers aux planches branlantes. Lesquels débouchent, au prix de grillages arrachés, rue Belliard d’un côté, boulevard Ney de l’autre. Des cabanes sont parfois chichement décorées. La plupart semblent n’offrir qu’une seule pièce. Deux, au mieux. Toutes sont surmontées de longs tuyaux métalliques. Des cheminées reliées à des braseros d’où s’échappe une fumée acre. Ni eau, ni électricité (hormis quelques branchements sauvages). Parler d’hygiène n’a aucun sens. Ou alors pour en souligner le défaut.

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Des remblais sous les ponts de chemin de fer freinent la progression du bidonville vers la porte de la Chapelle.

Dire que les riverains sont excédés relève de l’euphémisme. Place Jules Joffrin, il paraît que le maire, Eric Lejoindre, se réveille la nuit en pensant à ce taudis. « La situation est extrêmement dangereuse et périlleuse pour les personnes qui y vivent, souligne la mairie. Mais nous ne pouvons pas directement agir, car le terrain appartient à la SNCF. » Une procédure judiciaire en vue d’une évacuation est en cours. Le bidonville pourrait être éradiqué dans les prochains jours. Auparavant, il convient de recenser ses habitants et trouver des solutions de relogement. Ce n’est actuellement pas à l’ordre du jour.

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Fabriquées avec des matériaux de récupération, les cabanes sont installées à même les voies ferrées.

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36 commentaires
  • Un bidonville se développe dans le 18e arrondissement 18 décembre 2015 20:09, par Anne-Marie

    Votre article m’inspire du mépris... Expulsés de partout, les Roms ont construit leur village avec ce qu’ils récupèrent sur nos trottoirs et dans nos poubelles. Ils sont européens, chrétiens... mais n’ont droit à rien.... France raciste, plusieurs fois condamnée.

    http://www.leparisien.fr/paris-75/e...

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  • Un bidonville se développe dans le 18e arrondissement 18 décembre 2015 23:44, par Philippe Bordier

    Cet article dénonce des conditions de vie scandaleuses et inhumaines. Peu importe la nationalité ou l’origine de ceux qui les subissent.

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  • Un bidonville se développe dans le 18e arrondissement 19 décembre 2015 07:26, par lenovice69

    Il est facile de traiter la France de raciste mais quelles solutions concrètes proposez-vous ?
    Pourquoi ces Roms viennent-ils en France ? Parce que les autres pays européens "non racistes" les ont chassés. L’Europe est raciste, l’humain est raciste, l’humanité toute entière est à blâmer.

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  • Un bidonville se développe dans le 18e arrondissement 19 décembre 2015 12:36, par Jmtg

    Serait-ce ce que l’amère de Paris nomme la "Reconquête" de la Petite Ceinture ? Au lieu d’y fantasmer un "poumon vert", y faire rouler des trains éviterait la colonisation par ces pauvres gens...

    Et pour Anne-Marie qui voit du mépris partout : ouvrez donc votre porte et accueillez quelques familles au lieu de traiter les parisiens et les médias de racistes...

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  • WTF ! 19 décembre 2015 18:55, par S-nyx

    C’est dingue... J’habite juste à une station de métro plus loin !
    J’ignorais qu’une situation aussi scandaleuse existait juste en bas de chez moi...
    Comment peut-on laisser des gens vivre dans ces conditions, avec l’arrivée de l’hiver, alors qu’il y a tant de logements laissés vacants par des entreprises... Et tous ces logements sociaux que les maires de la région refusent de construire...

    Dans le 17eme il y a tout un immeuble vide qui a été construit : des logements sociaux. Mais les associations de quartiers ont refusé qu’on loge des "pauvres" près de chez eux... Alors on les laisse vide... Scandaleux... Vraiment scandaleux...

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  • Dans la grande majorité des cas, les expulsions de bidonvilles, qu’ils soient habités de rroms ou de migrants, français ou autres, finissent par la mise à la rue des personnes. C’est en tout cas l’expérience que je tire du suivi d’une demie-douzaine d’expulsions depuis l’été dernier.

    Toujours les mêmes arguments "dangerosité", "hygiène", "pauvres enfants", "les riverains pas contents". Le plus souvent, rien fait par l’Etat pour améliorer l’hygiène et réduire les risques, par exemple d’incendie. Cela risquerait d’inciter les gens à rester. A la mairie de Paris, on parle même de "gestion des stocks" pour parler d’êtres humains. Mieux vaut un bon incendie comme dans la jungle de Calais, plutôt que de la prévention pour sauver des gens.

    Au mieux, une partie des habitants bénéficient d’un relogement précaire, pour quelques semaines, ou parfois une seule nuit, souvent dans des hôtels qui font un business de la misère. Il arrive que les habitants préfèrent la rue à l’hôtel miteux, car les risques d’attraper des maladies y sont parfois moins élevées.

    Lors de l’expulsion, des associations financées par l’Etat viendront avec les élus pour jouer la carte humanitaire devant les caméras de télévisions. La dépêche AFP expliquera que tout le monde a été relogé, et que l’opération s’est passée dans le calme.

    A l’abri des regards des journalistes et de leurs caméras, les policiers peuvent violenter, insulter, détruire les habitations et effets personnels.
    Parfois, comme au camp d’Austerlitz, ce sont des dizaines de milliers d’euros de matériel qui finissent à la poubelle, et après on dit que ça coûte trop cher d’offrir l’autonomie à ces personnes.

    A chaque fois, comme dans une rafle, la police est présente en masse. Le quartier est bouclé, seuls les habitants présentant des papiers peuvent circuler. La Préfecture innove même avec un système d’accréditations à la presse lors de certaines de ces opérations, alors qu’elles se déroulent dans l’espace public.

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  • Un bidonville se développe dans le 18e arrondissement 20 décembre 2015 00:08, par Noor-Maria

    Qu’ils soient européens ou non, chrétiens ou non, là n’est pas la question !
    Ce sont des êtres humains et ils ont besoin d’aide, point final.

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  • Comment ça nous ne sommes pas "humains" en France ??? 20 décembre 2015 15:09, par agathe751018

    Mais enfin, vous êtes sérieux là dans vos coms ?

    Ces personnes ont un pays, un passeport, une identité, une origine ! Ils ne sont pas apparemment des "réfugiés" !!!

    Aucun autre pays n’en veut, nous tombons nous tous dans la plus grande précarité, et il faut encore s’autoflageller ?

    Vous êtes sérieux ? :( :(

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  • Un bidonville se développe dans le 18e arrondissement 20 décembre 2015 17:24, par Anonym’s

    ILS ont in chez eux ....faut qu’ils y retournent
    Vous avez in chez vous ..... Il ne vous viendra pas a l esprit d allez faire la meme chose a bucarest.???
    Ou a Sofia ???
    Alors arretez de blamer la France .... Sinon ...soyez solidaire accueillez les chez vous et payez pour eux

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  • Un bidonville se développe dans le 18e arrondissement 20 décembre 2015 18:29, par georges

    Les bidons villes ce n’est pas une grande première en France déjà dans les années 50 et même avant il y avait la cerisaie, dont s’occupait le père Josèphe Wresinsky , il y en avait un autre a la Courneuve en lieu et place du parc du même non et aussi un autre sur saint Denis. c’est Villes faite de récupération et aussi de préfabriquer offert par une entreprise de fourniture de travaux publique. ou Emmaüs et L’Abbé Pierre on œuvré jusqu’à leur démantèlement, et relogement dans les barres H.L.M alors en construction dans les villes nouvelles comme Sarcelles , Créteil. ETC ETC . un plan de relogement avait été réaliser sous le générale Degaulle. Hors les immeubles de cette époque sont tous occuper . ou détruit, pour cause de malaise sociale , le problème est d’une complexité affolante,comment faire devant se déferlement,de gens qui parcourent a pieds des milliers de kilomètres pour venir finir leur course de cette façon , que faire ? et que dire ? une sommer baraque dans un pays en paix c’est toujours mieux que de vivre la peur au ventre sous les bombardements, avec pour seule réconfort une hypothétique,grande évasion,les pensées diriger vers l’eldorado de L’Europe et la FRANCE renommer mondialement comme une terre des droits de l’homme , leur désillusions, seras telle notre honte ? ou notre honneur ?

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  • Un bidonville se développe dans le 18e arrondissement 20 décembre 2015 23:11, par Béatrice

    Je défis quiconque de rester dans un pays en guerre sans essayer de mettre sa famille à l’abri. La France n’a rien à envier à ses voisins européens en terme d’accès aux réfugiés. J’ai honte de mon pays. J’ai honte de l’inhumanité qui frappe tous ceux qui ont peur pour leur petit confort, leurs petites aides, et leurs petits boulots. J’ai vraiment honte de tous ceux qui utilisent les clochards français comme point de support pour dire qu’on devrait les aider eux d’abord. Ils ont bon dos les clochards quand il s’agit de sortir des réfugiés de France.

    Allez donc voir les conditions dans leurs pays avant de juger trop rapidement.

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  • Un bidonville se développe dans le 18e arrondissement 21 décembre 2015 10:13, par Sam

    A Marseille aussi on voit pousser un peu partout des petits bidons-villes. Mais ces derniers ont une existence assez longue si j’en crois mes observations. Ici dans le sud-est les gens originaires de l’Europe de l’est ne sont pas vraiment appréciés. Ça n’aide pas. C’est très attristant de voir ces gens vivre dans ces conditions.

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  • Un bidonville se développe dans le 18e arrondissement 21 décembre 2015 15:37, par Jankito

    C’est terrible effectivement, mais faut faire quoi et qui paie ?

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  • Un bidonville se développe dans le 18e arrondissement 21 décembre 2015 15:44, par Jankito

    Ce n’est pas une question de racisme mais simplement une question de réalisme et de responsabilité économique.
    Le racisme, ce mot définitif destiné à refuser le débat sur les sujets sensibles, ce n’est pas ça. Mais convoquer le racisme dans toutes les discussions qui concernent la gestion de notre immigration n’est pas honnête. Lorsqu’on ne souhaite pas plus d’étrangers en France, au nom d’une responsabilité et d’un réalisme économique, on n’est pas nécessairement raciste. On peut au contraire avoir beaucoup d’empathie pour les populations étrangères et combattre les idéologies fascistes et nazies. On manque peut-être d’humanisme, au motif de notre propre survie, ça c’est possible, mais on n’est pas raciste.

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  • Un bidonville se développe dans le 18e arrondissement 21 décembre 2015 16:59, par Bruno

    Merci pour ce reportage.

    Ne nous voilons pas la face : le développement de ce bidonville, à quelques dizaines de mètres de la porte de Clignancourt où passent de nombreux touristes, est l’un des marqueurs de l’apparition d’une pauvreté de masse dans Paris. Le marché de la misère sous la ligne 2 du métro entre les voies de la gare du Nord et Barbès, ceux des portes de Clignancourt, de Montreuil et de Vanves, à proximité des marchés aux puces éponymes en sont d‘autres marqueurs.

    Ces phénomènes constituent l’autre versant de la globalisation dont Paris, en tant que ville-monde, est l’un des pôles au niveau européen et mondial. Un versant beaucoup moins glamour que celle de la ville économiquement, culturellement, écologiquement et sociétalement à l’avant-garde que présente d’ordinaire la municipalité actuelle.

    D’ailleurs, la Mairie de Paris est restée jusqu’à présent très discrète au-sujet de ce camp, dont les premières installations datent pourtant du mois de juillet dernier, alors qu’elle n’a pas hésité à communiquer largement pendant cette période, et à plusieurs reprises, au sujet des camps de migrants et de leur évacuation.

    Ce bidonville soulève un autre problème pour la Ville de Paris. Au sujet de la Petite Ceinture ferroviaire, celle-ci axe sa communication sur une prétendue « reconquête », c’est-à-dire d’ouverture au public, de cette voie ferrée, enfin de certains tronçons seulement, après avoir abandonné l’idée d’une coulée verte continue sur les 23 kilomètres traversant les 17e, 18e, 19e, 20e, 12e, 13e, 14e et 15e arrondissements.

    Au grand dam des partisans de ce projet de coulée verte, souvent riverains de la ligne, les premières réunions organisées dans les 18e et 19e arrondissements organisées cet automne ont montré que les tunnels et même certains ponts ont peu de chance d’être ouverts au public sous forme de promenade ou de piste cyclable, pour une simple question de coût et d’accès pompiers.

    En s’installant durablement sur l’une des rares portions de la ligne considérée comme facilement (sous-entendu relativement à peu de frais) ouvrable au public, ce bidonville vient réduire à son tour les possibilités d’ouverture au public. Il menace même par son extension les activités déjà développées dans le bâtiment et les quais de l’ancienne gare de la porte de Clignancourt ces dernières années. Plus largement encore, il risque de faire peur à des riverains de la Petite Ceinture dans d’autres arrondissements.

    Il est intéressant de suivre comment la Ville va communiquer sur le traitement du dossier de ce bidonville. De par son ampleur et par ses enjeux, il est déjà devenu un dossier sensible.

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  • Un bidonville se développe dans le 18e arrondissement 23 décembre 2015 00:06, par Alex

    1/ On parle bien de Roms venant de Roumanie ou Bulgarie
    2/ Il n’y a pas de la guerre en Roumanie ni en Bulgarie à ma connaissance,ces gens ne sont pas les réfugiés
    3/ Vous croyez qu’en France ( ou quelque part ailleurs ) on attribue un logement social automatiquement et sans effort ? Ça se saurait si c’était vrai....

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  • Un bidonville se développe dans le 18e arrondissement 24 décembre 2015 16:42, par Clem

    Les gens qui vivent de la charité, de récupération des déchets, les musiciens du métro vivent au plus près de leur lieu de travail. On ne vit peut-être pas plus mal dans une baraque bien construite que dans une tente ou une caravane, je n’en sais rien mais ce que j’observe dans ces commentaires c’est que personne n’a de témoignage direct, personne ne leur a demandé ce qu’ils veulent, si veulent quelque chose ou qu’on leur laisse leur liberté. Des bulgares, moldaves, roumains qui émigrent et s’installent, s’intègrent, il y en a. Pourquoi ceux-là choisissent cette vie là, il faut chercher à le comprendre au lieu de dire ce qui est mieux pour eux.

    Le problème majeur qui est posé est la gestion des déchets et l’accès à des sanitaires. Des solutions existent, simples et peu onéreuses qui sont utilisées à tout festival où manifestation temporaire. Ce n’est qu’une question de politique, de courage politique.

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  • Un bidonville se développe dans le 18e arrondissement 28 décembre 2015 14:55, par Gloriamaris

    À tous ceux qui ont honte de leur pays, quittez le, vous ne nous manquerez pas. Du général DEGAULLE à Michel ROCARD en passant par Georges MARCHAIS tous ont reconnu que la France ne peux pas accueillir toute la misère du monde. Les bonnes âmes qui ont honte peuvent toujours en héberger autant qu’ils veulent chez eux,c’est moins facile que de préconiser des solutions avec l’argent des autres (les appartements des entreprises, les logements inoccupés des sociétés) Il faudra aussi prendre en charge leurs besoins et en prendre la responsabilité civile et pénale. Nous verrons bien combien de temps durera leur honte...
    En fait, il n’y a qu’une seule solution à ce problème : il faut les aider à rester chez eux. Même autoritairement.

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  • Un bidonville se développe dans le 18e arrondissement 30 décembre 2015 10:32, par peace&love&réalisme

    Les roms (je préfère "tsiganes" moi) sont un peuple magnifique, mais ils doivent abandonner leur mode de fonctionnement basé sur la prédation pour être acceptés et appréciés. Est-ce possible ?

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  • Un bidonville se développe dans le 18e arrondissement 1er janvier 2016 20:45, par fabien

    vous confondez encore une fois les roms et les roumains, en ce moment les roumains se font passer pour des réfugiés syriens porte de clignancourt, le nom de rom a été donné sans leur avis aux gens du voyage de tous poils, manouches gitans tsiganes etc etc, les roumains ne travaillent pas dans aucunes régions ou ils sont passés, les roms se sont toujours débrouillé (parfois illégalement mais pas plus que les autres...

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  • Un bidonville se développe dans le 18e arrondissement 3 janvier 2016 18:09, par Anaïs

    Mon prédecesseur a écrit dans le commentaire ci-dessus : "En fait, il n’y a qu’une seule solution à ce problème : il faut les aider à rester chez eux. Même autoritairement."

    Les aider autoritairement... : c’est une phrase qui sent le fascisme ou le totalitarisme latent !

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  • La presse étrangère commence à s’intéresser à ce sujet :
    http://www.theguardian.com/cities/2...

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  • Un bidonville se développe dans le 18e arrondissement 12 janvier 2016 00:19, par Baxtalo

    Alors que l’Allemagne accueille en 2015 plus d’un million de migrants, c’est une honte pour la France de ne pas savoir comment mettre fin aux bidonvilles où résident moins de 20.000 personnes !

    Ce serait une honte pour Paris de ne pas pouvoir insérer 400 personnes dans une population de plus de 2.2 millions d’habitants soit 0,02% de la population. Pourtant des solutions architecturales existent ainsi que des financements européens !

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  • Un bidonville se développe dans le 18e arrondissement 12 janvier 2016 00:56, par Pirrhus

    Personne n’est à l’abri de la misère, mais on peut néanmoins choisir de vivre avec un minimum de rangement ! C’est vraiment bordélique ! Les détritus sont venus par la force du vent ?

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  • Un bidonville se développe dans le 18e arrondissement 13 janvier 2016 16:22, par Baxtalo

    Où voyez-vous des détritus ? Les habitants du bidonville mettent leurs déchets dans des sacs plastiques, que les services de la Mairie de Paris ramassent. Ils sont présents depuis six mois : imaginez le tas s’ils ne le faisaient pas ! Maintenant la propreté des rues à Paris, c’est un autre problème...

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  • Un bidonville se développe dans le 18e arrondissement 13 janvier 2016 16:43, par Baxtalo

    Les déclarations de Sarkozy et de Valls sont racistes.

    En principe les êtres humains ont appris (deux guerres mondiales entre autres) qu’il était préférable d’être en paix et de coopérer pour développer l’économie et donc que la solidarité entre humains est nécessaire. Enfin pas tous...

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  • Un bidonville se développe dans le 18e arrondissement 13 janvier 2016 16:51, par Baxtalo

    La Grande-Bretagne accueille plus de 100.000 Roumains, l’Espagne en accueille 50.000 etc...

    En Roumanie, le salaire des ouvriers c’est 200 €. Mais les Roms sont discriminés en Roumanie et n’ont pas de travail.

    A la question d’un membre associatif qui demandait pourquoi les Roms veulent rester en France alors qu’ils sont si maltraités, l’un d’entre eux a répondu ; "Au moins en France, vos poubelles sont pleines !"

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  • Un bidonville se développe dans le 18e arrondissement 13 janvier 2016 16:59, par Baxtalo

    Le peuple divisé entre ceux qui s’en sortent de justesse, les mal-lotis et les encore plus pauvres, à mon avis cela fait le jeu de ceux qui deviennent chaque jour de plus en plus riches. Tant que les différentes composantes du peuple se battront entre eux, personne ne s’en sortira ! Oups, je m’éloigne du sujet ... ou pas !

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  • Un bidonville se développe dans le 18e arrondissement 19 janvier 2016 13:13, par Raymond75

    Je ne comprends pas pourquoi les Roms font l’objet d’un rejet systématique : ce sont de braves gens, respectueux des autres, et qui montrent en toute circonstance une farouche volonté de s’intégrer et d’offrir un avenir à leurs enfants ...

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  • Un bidonville se développe dans le 18e arrondissement 19 janvier 2016 17:14, par Bruno

    Il suffirait juste pour certains de leur trouver un logement et un emploi, alors que nous sommes en période de crise économique majeure, de déficit budgétaire avoisinant les 100 % du PIB et de chômage massif. Derrière la façade, la réalité économique de notre pays n’est guère reluisante. Paris, dans ce contexte, ressemble de plus en plus à un village Potemkine.

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  • Un bidonville se développe dans le 18e arrondissement 25 janvier 2016 09:43, par Cahan

    Racisme, fascisme, totalitarisme, on ne lit que ça dans les divers posts ci-dessus. Je trouve que ces qualificatifs sont mal venus dès lors que l’on tente de débattre d’un problème grave qui touche des gens dans la misère. La France est une terre d’accueil. Elle l’a toujours été dans le passé pour des populations qui se sont parfaitement intégrées. Il n’y a donc que peu de racistes en France. Les français se sont battus contre le fascisme et tous les totalitarismes dans le passé. On ne peut donc pas taxer la France et les français d’être des fascistes ou des tenants du totalitarisme. Actuellement on assiste à une montée du communautarisme, mais ce n’est pas du fait des français.
    Le problème qui se pose vient du fait que des étrangers arrivent en masse dans notre pays et réclament plus que l’on peut leur accorder. Le pays est exsangue. On assiste à une croissance de la dette comme on ne l’avait même pas imaginé. On constate un chômage de masse qui touche toutes les catégories socio-professionnelles et surtout les jeunes.
    Comment faire face à une immigration économique massive dans de telles conditions ?? Comment répondre de manière humaine à un tel déferlement.
    Et Calais, que faire de ces migrants qui veulent aller en Angleterre ? Si on les empêche d’y aller, que va-t-on faire d’eux ? On les garde avec tous les désordres qu’ils créent aux calaisiens ? on les renvoie chez eux ? ils seront de retour dans une semaine. Pourquoi ne les laisse-t-on pas passer ? C’est le problème des anglais. On peut d’ailleurs rappeler que les anglais n’ont jamais fait grand chose pour les français sans que ce soit d’abord pour ménager leur intérêt.
    Je voudrais bien que les bonnes âmes qui poussent des cris d’orfraies face au problème et qui font état de leur honte d’être français proposent des solutions en commençant par s’occuper des français dans le besoin et qui vivent dans des cartons allongés sur des boches de métro.

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  • Un bidonville se développe dans le 18e arrondissement 12 février 2016 19:46, par alexlelouche

    Le monde est a l’image de l’humanité, la france a l’image des francais. Le propre de l’homme c’est de placer sa responsabilité sur les autres hommes, mais en réalité ces bidonvilles sont en bas de chez nous a cause de nous, de manière directe et indirecte. Voyez les comme une occasions de voir qu’est ce qui est déséquilibré dans notre pays, dans notre monde, pensez a l’effet papillons. C’est fou comme certains commentaires montre le manque de lucidité de certain. Qu’ils rentrent chez eux ? Donc pour vous un problème que vous ne voyez plus n’est plus un problème ? Je vous demande pas de les aider, ni de les aimer, mais demandez vous au moin une chose, en quoi ils vous gênent ? Ils vous gênent parce qu’ils sont en bas de chez vous et que ca fait pas propre, ou plutot il vous genent car au fond de vous, vous ressentez un malaise, meme inconscient, un sentiment vrai que vous refoulez car si vous la laisser parler, ce sentiment vous dirait cela : Peut importe ma nationalité, ma religions, mon sexe, mon age, ce que je vois ne devrais pas exister. Vous fuyez ce sentiment car cela engendrera du coup des responsabilité qui chamboulerais trop votre comfort artificiel. Vous devez vous demander si moi je fais quelque chose pour les aider ? Bah écoutez pour l’instant rien, mais au moin moi je reconais ma part de responsabilité et je dis pas on les renvoi chez eux et c’est pas mon problème. Si on constate une injustice, il ne vous pas détourner les yeux, au contraire, il vous y faire face. La France est un grand pays non pas par sa superficie mais grâce aux Français. Soyant digne de cette grandeur. Ces gens ont surtout besoin de bienveillance et de considération alors changez au moin le regard que vous porterez sur eux, croyez moi ca sera deja baucoup, nul besoin de plus pour commencer ;-)

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  • Un bidonville se développe dans le 18e arrondissement 22 février 2016 18:24, par grognard22

    Ils n’ont qu’à retourner en Roumanie , on n’a pas besoin d’eux ici ! Mais vous pouvez toujpours les loger chez vous , non ?

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  • Pourquoi viennent ils en France,qu’ils retournent dans leur pays qui n’est pas en guerre à ce que je sache

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  • QU’ EN EST IL HUIT MOIS PLUS TARD A L’HEURE DE RIO ?

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  • Vous connaissez avec précisions et compétence manifeste l’histoire sociale et administrative de chacun d’ebrre eux. Armé de telles capacités, vous devriez vous faire embaucher dans les équipes qui traitent ces situations qui ont l’aire tellement simples a vous lire.

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