jeudi 29 juin 2017| 138 riverains
 

Le 18e champion parisien des naissances

Dans un jardin public du 18e arrondissement.

Le 18e arrondissement de Paris possède le plus fort taux de naissance de la capitale : 3119 bébés y ont été déclarés en 2013, contre 3010, dans le 15e. Mais ce nombre est en recul de par rapport à l’année précédente avec 127 enfants de moins. Le point sur la situation.

En cette fin d’année, Dixhuitinfo.com a décidé de se pencher sur l’état de la natalité dans le 18e arrondissement de Paris, tant par rapport à la capitale et aux autres arrondissements qu’au niveau national. La natalité est un indicateur de l’évolution de la population et de son dynamisme.

En 2013, 28 945 enfants ont vu le jour à Paris, selon le bilan annuel publié par l’INSEE en novembre 2014. Avec 3119 naissances déclarées, le 18e arrive en tête de tous les arrondissements. Toutefois ce nombre représente un recul de 4,1% par rapport à l’année précédente, soit en chiffre absolu 127 bébés de moins, alors que la population a cru parallèlement de 0,25% pour s’établir à près de 205000 habitants.

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Les naissances à Paris en 2013. Carte © Jacqueline Uztarroz

C’est la quatrième baisse la plus forte après celle du 2e arrondissement, qui détient le record avec une chute de 17,5%, pour se situer à 255 naissances. Sur les vingt arrondissements, seuls huit ont un solde positif par rapport à 2012 : les 1er, 3e, 4e, 6e, 9e, 13e, 14e et 20e. La plus forte hausse, plus 10,2%, revient au 6e où n’ont été enregistrés cependant que 369 venues au monde, autrement dit un gain de 36 bébés.

Bien que n’étant, avec ses 204 556 habitants, que le deuxième arrondissement parisien le plus peuplé, le 18e devance d’une courte tête le plus peuplé d’entre eux, le 15e. Dont les 240 833 habitants n’ont donné le jour qu’à 3010 enfants (0,7% de moins qu’en 2012, autrement dit en chiffre absolue 21 nourrissons de moins).

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Evolution des naissance à Paris entre 2012 et 2013. Carte © Jacqueline Uztarroz

Mais si on prend en considération le taux de natalité, avec 15,2 nouveau-nés pour mille habitants, le 18e arrive en seconde position juste derrière le 19e, avec 15,4 pour mille, bien que celui-ci ne soit, avec ses 187 976 habitants, que le troisième le plus peuplé. Tous les deux devancent très nettement le 15e dont le taux n’est que 12,4. Un chiffre inférieur à la moyenne parisienne et nationale, qui est respectivement de 12,9 et 12,6. Pour l’ensemble de l’île de France, ce taux est de 15,2, identique à celui du 18e.

La chute de 4,1% des naissances dans le 18e arrondissement traduirait une légère tendance au vieillissement et à l’embourgeoisement de ses habitants. Enfin l’arc que forme les 18e, 19e et 20e arrondissements, apparaît comme la zone de Paris la plus fertile. Elle représente 40% des naissances de la capitale alors qu’elle ne regroupe que 30% des habitants.

Instruction et natalité
Malheureusement, on ne dispose pas de données plus fines au niveau des arrondissements tels que le taux de fécondité (nombre d’enfants par femme), l’âge moyen des mères, ou leur niveau d’études. Ces éléments sont des indicateurs précieux sur les mutations en cours au sein d’une population donnée.

À Paris, le taux de fécondité, stable depuis 30 ans, est de 1,51 enfant par femme, 2,02 en Ile de France et 2,01 pour l’ensemble du pays. L’âge moyen des mères qui ont accouché l’an dernier est de 33,1 ans contre 31,2 pour l’île de France et 30,1 au niveau national. L’INSEE explique que le niveau de diplôme, qui traduit la durée des études, détermine l’âge de la maternité.

En 1975, seules 22% des Françaises de 15 à 49 ans, tranche d’âges correspondant à la période de fertilité, avaient le bac contre 65% en 2009, selon les derniers chiffres disponibles. Durant cette même période, le nombre de femmes âgées au plus de 25 ans étant élèves ou étudiantes est passé d’un tiers d’entre elles à deux tiers. Quant à l’âge d’accouchement du premier enfant à Paris, 70% des naissances, est de 31 ans contre 30 pour la moyenne nationale. En 1960, la moyenne d’âge en France d’une mère donnant vie pour la première fois était de 24 ans.

Au vu de l’âge moyen, les mères parisiennes ont un niveau de formation supérieur au reste du pays et font moins d’enfants que la moyenne nationale. Si on prend en considération le taux de natalité, la mère du 18e serait plus jeune et un peu moins instruite que le reste des parisiennes. Ainsi, la natalité de l’arrondissement s’apparente plus au reste de l’île de France qu’à celle de Paris intra-muros.

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