mardi 12 décembre 2017| 176 riverains
 

La Loco menacée de fermeture à Pigalle

Le Moulin Rouge veut racheter la Loco pour y développer ses propres activités.Discothèque populaire du quartier Pigalle, la Loco est sur le point de fermer. Le tribunal de commerce a rejeté le plan de reprise de sa direction, lui préférant celui du Moulin Rouge, le cabaret voisin. Les salariés ont manifesté leur colère, samedi 30 octobre 2009. Trente emplois fixes sont menacés.

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Le Moulin Rouge veut racheter la Loco pour y développer ses propres activités.

Ils n’étaient pas très nombreux devant l’entrée de la Loco, samedi 30 octobre 2009, mais ils faisaient du bruit : les salariés de la discothèque du 90 boulevard de Clichy, dans le 18e arrondissement de Paris, protestaient, au son de la techno, contre la fermeture annoncée de la salle. Jeudi 22 octobre 2009, le tribunal de commerce de Paris a en effet rejeté le plan de reprise de la direction, soutenu par ses salariés, lui préférant celui du cabaret voisin, le Moulin Rouge, propriétaire des murs depuis juin dernier.

Confrontée à des problèmes financiers chroniques liés, selon les salariés, à « l’interdiction de fumer » et, plus globalement, à « la crise », la Loco avait été placée en redressement judiciaire voilà plus d’un an. Un plan de reprise avait été présenté par la direction pour reprendre l’affaire évaluée à 1,2 million d’euros. Les banques avaient donné leur feu vert. Finalement, le tribunal de commerce a tranché en faveur du Moulin Rouge. Et les salariés ne comprennent pas : «  La Loco gagne de l’argent, notre plan est aussi valable que celui du Moulin Rouge, explique au nom du collectif des salariés, le directeur artistique Denny Fisher. On veut la mort de la Loco, car il y a énormément d’argent en jeu. »

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Trente salariés sont menacés de perdre leur emploi. Ils sont soutenus par le syndicat CFTC.

Dans l’histoire, trente salariés en contrat indéterminé sont menacés de perdre leur emploi. Auxquels s’ajoutent les employés temporaires et divers sous-traitants. Tony, le caviste, a hypothéqué ses biens pour abonder au plan de reprise. Il défend son emploi, mais aussi « un lieu unique à Paris, interdit aux discriminations, diversifié d’un point de vue musical, loin des clichés branchés de la capitale ». Sur place, Sylvain Garel, conseiller de Paris et élu Vert du 18e arrondissement, ceint de son écharpe tricolore, manifestait son soutien : « Je ne suis pas client de la Loco, mais des emplois sont en jeu. Je suis donc solidaire de leur combat. » La Loco a fait appel de la décision du tribunal et attend la date du jugement.

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1 commentaire
  • Français d’ origine marocaine et bac +2 , à chaque fois que je voulais entrer dans cette boite je me faisait éjecter par les videurs , une boite raciste comme beaucoup sur Paris , vivement la fermeture !

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