samedi 16 décembre 2017| 19 riverains
 

Alain Juppé renoue avec son histoire dans le 18e

Alain Juppé, Christian Honoré (au centre) suppléant de Pierre-Yves Bournazel (à droite), encadrés par des militants UMP.

Ex-ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé est venu soutenir, jeudi 31 mai 2012, Pierre-Yves Bournazel, candidat UMP aux législatives dans la 18e circonscription de Paris. Encadré de militants, le maire de Bordeaux s’est offert une promenade dans le 18e, où il fut député il y a une vingtaine d’années.

Campagne législatives oblige, le 18e arrondissement voit défiler les ténors des partis. Après Jean-Luc Mélenchon leader du Front de Gauche mercredi à la Goutte d’Or, c’est Alain Juppé qui est venu rendre visite aux habitants du quartier Clignancourt jeudi 31 mai. L’ex ministre des Affaires Etrangères a commencé par un petit discours au restaurant Chez Ginette, en compagnie de Pierre-Yves Bournazel, candidat aux législatives dans la 18e circonscription qu’il est venu soutenir.

C’est par une confession aux accents nostalgiques qu’il a débuté son allocution : « je ne vous cache pas que je suis un peu ému », a-t-il dit devant une salle remplie à bloc par une cinquantaine de militants UMP. Car Alain Juppé connaît bien le coin, présent dans les équipes municipales du 18e à partir de 1983, et député de la circonscription de 1986 à 1995, il n’a pas oublié les liens qu’il a tissé avec la population et le quartier. Parmi les nombreux séniors présents au rassemblement, beaucoup se souviennent de l’action d’Alain Juppé dans le 18e. « C’est vrai qu’il a l’air ému », glisse une personne dans l’assistance.

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Alain Juppé soutient Pierre-Yves Bournazel, UMP, qui souhaite conquérir la 18e circonscription.

« C’était la belle époque », raconte Andy Roussel, 85 ans, qui travailla à ses côtés dans les années 80-90, « on avait un monde fou à la permanence, et on voyait souvent des personnalités défiler, comme Jacques Chirac », car durant les mêmes années, Alain Juppé était aussi adjoint à la mairie de Paris chargé des finances aux côtés de ce dernier. « Tous les jours, on me parle de vous », lui dit Pierre-Yves Bournazel. « Il était très intelligent, mais trop réservé, trop froid, ce n’est qu’une fois à Bordeaux qu’il a corrigé ces défauts », nuance une militante. Après Paris, et des passages aux postes de Ministre des Affaires Etrangères et Premier ministre, Alain Juppé est devenu maire de Bordeaux en 1995.

Après une photo en compagnie d’Etienne Montiel, le patron de Chez Ginette, Alain Juppé a entammé une promenade témoignant de sa popularité le long de la rue Caulaincourt. Durant cette tournée des boutiques et des cafés, il enchaîne poignées de main et photos avec ses admirateurs. « Vous êtes les bienvenus ! », s’exclame l’employé d’un bureau de tabac, toute secouée par sa présence. « Je continue de dire que mon magasin est en face de votre permanence et tout le monde comprend », lui raconte la patrone de la boutique Rozaria. Ici, de nombreux habitants semblent réagir comme si Alain Juppé était toujours l’élu phare du 18e arrondissement.

L’ancienne permanence, rue Caulaincourt, est un lieu de passage obligé pour l’ancien député. Ses collaborateurs de l’époque se pressent à ses côtés pour une photo souvenir. « C’était de très belles années », confie l’intéressé. Son meilleur souvenir ? « L’andouillette du restaurant la Pomponnette, rue Lepic ». Mais aussi les habitants, « le porte à porte pendant les campagnes », « les associations de la Goutte d’Or », « les peintres de la place du Tertre » et « les longues heures à la mairie du 18e ». Il estime que les équipes PS qui l’ont succédé n’ont pas poursuivi ses efforts en terme de sécurité.

Sur la route, il s’arrête au “Il Padrino” pour « recharger les batteries » avec un demi verre de vin. Puis il poursuit son chemin jusqu’à la place Jules Joffrin où se trouve la permanence de l’UMP. « Mais tout le monde te connaît dans le quartier ! », félicite-t-il Pierre-Yves Bournazel avant de repartir. « Ca m’a fait plaisir de venir ici », lâche-t-il. Une manière de signifier certainement qu’il a apprécié ce retour au calme, après l’agitation créée par des rumeurs concernant son intention de prendre la tête de l’UMP, lui qui revendique pourtant son refus de participer à « la cacophonie », selon ses propres termes, qui règne actuellement à l’UMP.

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