vendredi 26 mai 2017| 20 riverains
 

Valérie Mouzanuik, nouvelle opposante à la mairie du 18e

Nouvelle élue de droite au conseil d’arrondissement, Valérie Mouzanuik vit depuis 15 ans dans le 18e.

Valérie Mouzanuik est devenue conseillère d’arrondissement UMP, élue sur la liste de Pierre-Yves Bournazel, lors des élections municipales de mars 2014. Portrait d’une militante, amoureuse du 18e arrondissement de Paris, qui a décidé de mettre ses convictions au service de son engagement politique.

C’est l’un des nouveaux visages du conseil d’arrondissement du 18e. Valérie Mouzanuik figurait en huitième position sur la liste UMP-UDI-Modem conduite par Pierre-Yves Bournazel aux élections municipales dans le 18e arrondissement de Paris. « Quand j’ai accepté cette place, je me savais en position d’être élue, explique-t-elle. Je ne pouvais pas refuser. C’était la traduction concrète de mon engagement citoyen dans le 18e. »

Valérie Mouzanuik est née à Maison Alfort, en banlieue parisienne, voilà 45 ans. Père motard dans la gendarmerie. La famille est à droite et pense qu’en matière de politique économique, « il faut tirer la société vers le haut, assurer la réussite des entreprises, pour enfin faire du social ». « Les valeurs républicaines », sont défendues à table. Mais personne ne saute le pas de l’engagement politique. Valérie, si. Et ça commence début 2012, au cœur de la campagne des élections présidentielles.

Militante de cœur

« J’avais envie de soutenir concrètement la réélection de Nicolas Sarkozy, raconte Valérie Mouzanuik. Il menait une bonne politique. Je me sentais proche de ses idées. » Militante de cœur, « J’ai défilé contre le mariage pour tous. Un papa, une maman, c’est mieux, non ? » mais privilégiant un « regard critique sur les évènements », car « fan de personne », la jeune femme prend contact avec la permanence UMP de la rue du Mont Cenis. En deux temps trois mouvements, tracts en mains, on la retrouve sur les marchés et à la sortie des stations de métro du 18e.

Patatras. Nicolas Sarkozy perd l’élection. « J’étais à la Mutualité, le 6 mai 2012, quand il a prononcé son discours après sa défaite, se souvient Valérie Mouzanuik. La déception dominait, j’étais inquiète pour l’avenir. En particulier celui de ma fille de huit ans et celui des enfants en général. » Elle est animée par un sentiment de révolte, qu’elle transforme « en action positive » : « Je prends ma carte à l’UMP et j’apprends à connaître Pierre-Yves Bournazel, un homme qui ne lâche jamais rien. Je m’aperçois qu’il est de plus en plus apprécié par les habitants du 18e arrondissement. »

« Un endroit magique »

Patatras. Un mois après la présidentielle, Pierre-Yves Bournazel est sèchement battu dans la 17e circonscription par le socialiste Christophe Caresche au second tour des élections législatives. Nouvelle déception. « Oui, mais c’est là qu’il ne faut rien lâcher et continuer à se battre », argumente la militante. Laquelle intègre, en mai 2013, « le cœur de la machine », comme elle dit. Celle pilotée par Bournazel qui part à l’assaut de la de la mairie de Paris via la primaire UMP : « C’est l’élu de ma ville, j’ai immédiatement adhéré à son discours. »

La ville de Valérie Mouzanuik, c’est le 18e arrondissement de Paris. Diplômée en commerce international, elle y vit depuis quinze ans, après avoir posé ses valises dans plein d’endroits ailleurs dans la capitale. C’est « par amour » qu’elle s’est installée au pied de la Butte Montmartre. « Un endroit magique, où j’aime me promener les soirs d’hiver », glisse-t-elle. Un véritable coup de foudre pour les Abbesses, dans un premier temps. Elle habite désormais dans le quartier des Grandes Carrières, « où c’est beaucoup plus calme ».

« Donner le meilleur de soi »

Mais Pierre-Yves Bournazel n’administrera pas les 200 000 habitants du 18e. Battu par Eric Lejoindre au second tour des élections municipales le 30 mars 2014, il patientera encore. « J’ai ressenti une véritable frustration, celle de n’être que dans l’opposition, souligne Valérie Mouzanuik. Nous ne pourrons pas agir directement sur la vie des riverains du 18e. » « Bien entendu, nous serons force de propositions, poursuit celle qui ne sait pas encore quels dossiers elle travaillera en priorité au sein de l’opposition municipale. Nous sommes plus nombreux, unis et plus forts que lors de la mandature précédente. »

En militante avisée, Valérie Mouzanuik égrène les principaux points du manuel du parfait conseiller d’arrondissement : « Donner le meilleur de soi, présence sur le terrain, ouverture d’esprit, qualité d’écoute… » Des comportements éprouvés lors de la campagne pour les municipales. Au cours de laquelle elle a identifié deux revendications principales des habitants relatives à leur cadre de vie : la sécurité et la propreté. « Les riverains constatent au quotidien la dégradation de leur environnement, affirme la jeune femme. Confrontés à leurs interrogations, la mairie est absente et n’offre pas de réponses. »

Baptême du feu

L’élue UMP veut militer « pour que les citoyens soient davantage concernés par la politique locale, qu’ils assistent tous les mois au conseil d’arrondissement. Voilà pourquoi nous devons être au quotidien sur le terrain, montrer que nous existons ». À quel prix ce travail de militant est-il réalisé ? « Celui du bénévolat, sourit Valérie Mouzanuik. Un élu d’opposition n’est pas payé. Je suis mère célibataire, je ne peux me permettre de rester sans emploi actuellement. Je vais devoir mettre en place une organisation serrée. » Le conseil d’arrondissement du 12 mai 2014 sera son véritable baptême du feu.

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