
Ian Brossat (à gauche) et Pierre-Yves Bournazel (à droite)
Le duo Brossat-Bournazel a fait quelques étincelles, lundi 14 novembre 2011, en Conseil de Paris. Les deux conseillers de Paris, élus du 18e, le premier au PC, le second à l’UMP, ne sont pas d’accord sur la fermeture prévues d’agences de la CPAM. Dégradation du service public pour l’un, économies pour l’autre. Ambiance.
Lundi 14 novembre 2011, le groupe communiste a déposé au conseil de Paris un vœu – adopté – demandant au maire, Bertrand Delanoë, d’interpeller la Caisse primaire d’assurance maladie de Paris (CPAM) ; dans son Schéma directeur immobilier (SDI) 2010-2013, la Caisse prévoit la fermeture d’une dizaine d’agences. Le 18e arrondissement de Paris n’est pas épargné par cette mesure.
« Un carnage »
Un schéma dénoncé par Ian Brossat, qui y voit « un véritable carnage » et « une véritable dégradation [du service public, ndlr] extrêmement préjudiciable, en particulier dans un certain nombre de quartiers populaires ». À travers le vœu déposé, il souhaite que la CPAM abandonne purement et simplement ces fermetures.
Autre bord politique, autre façon de voir les choses. Là où l’élu communiste souhaite préserver l’ouverture de ces agences, garantes d’un service public de proximité, Pierre-Yves Bournazel y voit une solution rationnelle d’économie : « Ce qui est important, c’est une concentration des agents de la CPAM dans des lieux où il peuvent bien recevoir le public. Or, aujourd’hui, la qualité du service peut être compromis aussi par le manque, dans un certain nombre de centres de la CPAM, de personnes qui y travaillent ».
« Le qualitatif plutôt que le quantitatif »
Sur sa lancée, il en a profité pour tacler l’élu communiste : « Plutôt que de décider, vous, ce qui est bon pour les habitants (...) et la CPAM, ce qui nous voudrions, nous, c’est que vous interrogiez le gouvernement. (...) Comme une nouvelle fois vous gérez le ministère de la parole, vous gérez votre arrondissement comme le vœu : sans aucun fondement, sans aucun chiffre et sans aucun élément ».
Alors que plusieurs chiffres avaient été avancés par Ian Brossat quelques minutes plus tôt, l’élu a repris la parole pour le lui rappeler. « On a besoin de service public de proximité et, pour ce qui est de La chapelle (l’agence du quartier pourrait fermer, ndlr), franchement on peut pas dire qu’il y en ait trop. Il n’y en a pas assez, on a besoin de les défendre. Je pense que les habitants du 18e, les parisiens comprendront le sens de ce vœu. Je vous souhaite bon courage pour leur expliquer ce que vous venez de développer à l’instant ».
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