mardi 12 décembre 2017| 16 riverains
 

Une expo raconte 14 000 hommes du 18e tués à la guerre

Encore quelques jours pour visiter l’excellente exposition 14/18, où la municipalité rend hommage aux 14 000 hommes du 18e arrondissement de Paris tués au cours de la Seconde guerre mondiale. En publiant la liste des morts au combat, leur adresse dans le quartier, l’expo raconte une période fondamentale de l’histoire du 18e. Saisissant.

Installée au fond, à gauche, en entrant dans la mairie du 18e arrondissement de Paris, l’exposition est passée un peu inaperçue. C’est dommage, car elle mérite le déplacement. Mise en scène sobre : un couloir aux murs duquel sont alignés 13 955 noms. Ceux des hommes du 18e arrondissement tués au cours de la guerre 14/18. Des noms, mais aussi des prénoms. Et des adresses, familières aux habitants du 18e. Figurent encore sur les listes le grade, le régiment et le lieu du décès.

Ces informations, soigneusement rédigées par des fonctionnaires municipaux, sont consignés dans un gros registre de 470 pages. Oublié, le livre à la couverture épaisse a été exhumé, l’année dernière, des caves de la mairie lors d’une séance de rangement. Des fac-similés des pages ont été réalisés pour les besoins de l’exposition. La commémoration du 92e anniversaire de l’armistice du 11 novembre 1918 a marqué son point de départ. Une manière de « redonner à ces disparus une forme d’humanité dans la conscience collective des habitants du 18e arrondissement », indique la fiche d’information à l’entrée.

Le 18e a payé un lourd tribu à la Grande guerre. 13 955 morts, c’est 7 % de sa population totale. À l’époque, l’arrondissement comptait 230 000 habitants (195 000 aujourd’hui). L’exposition raconte leur histoire. Ils ont combattu partout en Europe. Le caporal Joseph Mugnier est mort au combat en Belgique. Il habitait rue Pajol. Eugène Dubernay, rue Carpeaux est tombé sur le Chemin des dames. Un autre a perdu la vie à Sofia, en Bulgarie. Populaire ou huppé, tous les quartiers de l’arrondissement ont perdu des hommes. Ils avaient entre 20 et 45 ans.

Parmi eux, le sergent Charles Gabriel. C’était le frère du photographe François Gabriel qui photographiait les passants sur l’escalier de la rue Muller. Charles est mort à 23 ans. C’était le 25 décembre 1914, lors des combats du bois de la Gruerie, dans la Marne. Il était comptable et vivait rue Muller.

Lire aussi sur le site :
- François Gabriel, infirmier sur le front, guerre 14/18

14 000 morts - 18e arrondissement
Jusqu’au 10 décembre 2010
Hall d’entrée de la mairie, 9h à 17h
Place Jules Joffrin - 75018

Portfolio

L'exposition est ouverte jusqu'au 3 décembre 2010. Le registre des 13 955 noms. L'entrée de l'exposition dans le hall de la mairie. La liste où figure Charles Gabriel. Charles Gabriel, avant de partir à la guerre. Le registre du recrutement militaire de Charles. Le registre du recrutement militaire de Charles.

Où ça se passe:

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